Vivre avec le diabète | RAPHAEL
Pochettes et accessoires pour personnes diabétiques
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27 novembre 2017

Vivre avec le diabète

Vivre avec le diabète n’est pas toujours facile. Je fais partie de la nouvelle génération de type 1 diagnostiquée à l’âge adulte.

Pochette Raphael pour diabétique

Il était une fois le diabète…



À 29 ans, alors que je commençais à me lever la nuit pour boire plusieurs verres d’eau et que je présentais une perte de poids inexpliquée, j’avais pris la décision de retourner voir mon optométriste dû à une baisse significative de ma vision. Ma mère m’a alors aussi conseillée d’aller consulter un médecin. Cette dernière avait des cousines diabétiques de type 1 et elle semblait déceler le fait que je présentais certains symptômes.


Le diagnostic tombe



Après une prise de sang à la clinique sans rendez-vous, le résultat était concluant, j’avais hérité d’une maladie qui se nomme le diabète. On m’a alors annoncé que je devais me rendre immédiatement aux urgences, car j’avais des corps cétoniques dans mon urine. On m’a également annoncé que ma glycémie était à 25 et que ce n’était vraiment pas bien.

« Des corps quoi? Ma glycémie? 25 ce n’est « pas bien »? C’est quoi « bien » alors? Moi, le diabète? Bien voyons !!! »

Je ne connaissais pas cette maladie et tous ces termes me faisaient peur. Arrivée à l’hôpital, on m’a fait passer en priorité. On m’a alors installé aux urgences, branchée de partout, et on m’a expliqué rapidement ce qui se passait. Glycémie, taux de sucre, hémoglobine glyquée, cétone, insuline, pancréas, cellules bêta, mon cerveau était saturé de nouveaux mots. J’ai alors compris que ma vie allait changer complètement.

J’avais une phobie des hôpitaux et encore plus des piqûres. J’étais « stationnée » aux urgences, essayant de digérer ce qui m’arrivait. Les gens se lamentaient autour de moi. Un homme était en état de crise et criait après les infirmières. On m’expliquait que je devais relaxer, car le stress pouvait faire monter mon taux de sucre. Une infirmière venait me voir chaque heure avec un glucomètre et elle me piquait les doigts en alternance. « Aïe, ce n’est vraiment pas agréable! QUOI? Je devrai faire ça plusieurs fois par jour! Euh, NON!!! »

À la fin de la première journée, une infirmière est venue me voir pour m’aviser que l’on devait me transférer aux soins intensifs. Les urgences étaient bondées et les infirmières n’avaient pas le temps de venir prendre ma glycémie chaque heure. On roula ma civière pour m’emmener jusqu’aux soins intensifs. J’avais l’air d’un chevreuil effrayé à la vue d’une voiture qui approche. Je fixais le sol et j’avais une peur bleue de voir des « malades ». Puis, je suis arrivée dans un corridor, on passait des portes vitrées et là… le silence… Là où je m’étais imaginé des « malades » agonisants, il y avait plusieurs petites alcôves et l’ambiance y était très paisible. Une gentille infirmière m’installa alors dans mon alcôve et, ENFIN, j'ai pu commencer à relaxer!



La période d’apprentissage



Ma première nuit fût entrecoupée de plusieurs prises de glycémie, mais au matin je commençais à m’y habituer et je pouvais demeurer dans un état de méditation pendant que l’infirmière piquait mon doigt avec l’autopiqueur.

Un matin, l’infirmière m’a annoncé que j’allais devoir me piquer 4 fois par jour pour m’injecter de l’insuline. «  QUOI??!! Pourquoi 4 fois? N’y a-t-il pas une sorte d’insuline que je peux seulement prendre une fois? Me piquer seule, je ne serai JAMAIS capable! On doit me coucher sur une civière lorsque je passe une prise de sang et je suis victime d’un choc vagal une fois sur deux! »

L’infirmière a alors sorti un stylo injecteur. Ouf! Ok, ce n’était pas si gros, l’aiguille était vraiment petite et très flexible. Bon, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai tenté ma première injection. «  Ouch, ça pique un peu, mais ce n’est pas ce que j’imaginais. En fait, ce n’est vraiment pas douloureux. D'accord, j’accepte mon sort. À partir d'aujourd’hui, je vais me piquer avant chaque repas, ainsi qu’au coucher. »



Ma nouvelle vie



Mon séjour aux soins intensifs a duré 4 jours, le temps pour que ma glycémie redevienne « normale » et qu’il n’y ait plus de cétones dans mes urines. La journée de mon départ, on m’a présenté mon infirmière et ma nutritionniste. Elles devaient me guider pendant un mois pour m’enseigner comment bien gérer ma glycémie. Ces deux personnes furent d’excellentes enseignantes et m’ont aidée à vivre mon quotidien avec le diabète. Dix ans plus tard, j’ai lu beaucoup sur le sujet, j’ai expérimenté, et j’ai changé complètement mon mode de vie et celui de ma famille.

Chaque histoire est différente, mais le résultat est le même. Nous vivons avec une maladie qui se nomme le diabète. Il y a parfois de bonnes journées et parfois des moins bonnes. Nous avons appris à calculer les glucides et à comprendre notre corps.

Ces dernières années, j’ai fait la paix avec mon diagnostic. J’ai même trouvé des points positifs à ma maladie. Par ce blogue, j’aimerais vous transmettre ma vision, mes trucs et mes conseils. J'y parlerai de psychologie, de technologie, de nutrition et de mode de vie.

Au plaisir de vous écrire!



Annie Gaumond, cofondatrice de l'entreprise Les accessoires RAPHAEL inc.


Vit avec la diabète depuis 2007


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